Aussitôt arrivés à Chiang Mai nous réservons notre billet retour.
Puis prenons un taxi collectif. Qu’est ce que c’est ? C’est en fait un petit pick-up auquel vous greffez des bancs latéraux et un toit de fortune à l’arrière pour embarquer un maximum (théorique) de 6 personnes. « Collectif » car il peut durant son trajet s’arrêter pour embarquer d’autres personnes pourvu que leur destination soit identique à la course actuelle. Ou sur le trajet (en théorie là encore).
Le nôtre est agréable et calme et nous sommes seuls à bord. Idéal pour faire quelques photos. Nous lui demandons de nous amener à la gare routière puis à notre hôtel. A la gare routière, nous réservons notre billet de bus pour Chiang Rai dans 2 jours.
On ne fait plus trop attention aux conditions de transports car « sauf l’épisode de Johor Bahru et du train de nuit assis en Malaisie », on nous attribue systématiquement les places les plus confortables. La guichetière nous fait valider une first class pour l’aller et une VIP class pour le retour. Nous nous allégeons de quelques euros puis reprenons notre taxi, direction le Changpuak Boutique Hotel au Nord de la ville, très proche des murs d’enceinte de la vieille ville.
Notre hôtel est rose 🙂 Nous nous installons et déjeunons non loin.




Et vient enfin le moment tant attendu. Dont on ne cesse de parler depuis 2011, année de notre premier séjour en Thaïlande : La séance de foot massage. Nous rentrons sans faire attention dans un centre où officient d’anciennes prisonnières. C’était pourtant écrit en gros à l’entrée. Et bien c’est ce qu’il fallait : Une petite dame douce pour Nathalie et une rombière pas commode à poigne pour JMi. Faites nous craquer tout ça !!! On en ressort en guimauve. Et JMi en bave encore (à force de s’être rendormit toutes les 2 minutes).
Pour info chaque massage coûte 180 Baht soit 4,35 € pour une heure. En salle climatisée, dans une pièce reposante et assis dans un fauteuil inclinable (type Stressless). Et il vous sera offert un thé à la fin.
C’est pas tout ça mais jouer les limaces ça creuse aussi !
Tant mieux, il 16:30, et il est l’heure de notre cours de cuisine thaïlandaise. Avec Baanthaï. Nous serons 6 élèves hollandais, français et suisse chacun récupéré à son hôtel par l’école. Et c’est parti pour un tour de marché pour collecter les ingrédients nécessaires à nos recettes avec notre guide/cuisinier un tantiné farceur avec ces chilis (piments) et légumes asiatiques introuvables en France.
De retour au cours, vient le moment de vraiment cuisiner. Alors soyons clair, la plupart des recettes sont prêtes à cuisiner (les aliments nous sont amenés quasiment tous découpés, préparés). Il ne nous reste qu’à les re-découper en plus petites portions, mélanger selon un timing de cuissons à la chaîne. Goûter pour déterminer si c’est trop épicé … ou pas (mais ce dernier cas ne se produit jamais).
Tout se fait dans la bonne humeur et tarde jusqu’à 20:00. Où malgré l’heure nous n’en pouvons plus. Manger manger manger … On va éclater. C’était très bon et nous retournons à notre hôtel avec un guide de toutes les recettes.
Petite aparté car ce cours de cuisine n’est pas ordinaire, même si nous ne sommes pas dupes. Car il y a pléthore de pièges à touristes qui font leur choux gras sur les cours de cuisine à la chaîne. Baanthaï ne se situe qu’à Chiang Mai à notre connaissance et dispense des cours de maximum 6 personnes. A des prix abordables selon nous : 39 € pour deux, tout inclus. Mais surtout, il semble y avoir une philosophie derrière ces cours : Le sourire. Pour la faire courte, Baanthaï a été fondé par une jeune thaïlandaise qui souhaitait enseigner la cuisine Thaï et montrer qu’en souriant la cuisine était vraiment meilleure (d’où l’humeur fanfaronne certainement de notre guide/professeur). Mais elle est décédé d’un cancer alors qu’elle commençait tout juste à bien percer. Sa famille a repris le flambeau et désormais poursuit dans sa philosophie aujourd’hui. Ce qui semble bien réussir, car ils sont recommandés par le Lonely Planet aujourd’hui. On leur souhaite bon vent, c’était bien bon. Merci.
Vendredi 17 octobre
C’est décidé. Nous re-louons un scooter. Oui un seul, car deux scooters = deux fois plus de risque d’y rester sur un pare choc ou un trottoir. Le code de la route …. « C’est plutôt à pousse toi de là, c’est moi qui passe. » Ajouté à 6 coups de klaxons.
Et ce sera un ScooOOOooopy Honda. Modèle que nous avons bien aimé à Bali. On ne choisira pas la couleur … Rouge.
Nous entâmons notre tour avec le temple central de Chiang Mai : Wat Chedi Luang.
Mais malheureusement quelques chinois irrespectueux et bruyant n’ont de cesse de croiser notre route… Et c’est là que nous découvrons une tendance inconnue jusqu’à ce jour des thaïlandais leurs moines sacrés en cire (comme au musée Grévin). A vous glacer le sang tellement c’est ressemblant et qui vous fiche une sensation d’outre tombe (à première vue on a cru qu’ils les empaillaient). Halloween en avance, ou la tour de la terreur mais réelle. Dommage, le bâtiment qui abrite à chaque fois ce genre d’attraction est récent et doté d’une belle architecture.
Nous entâmons un tour de l’enceinte de la ville en scooter pour repérer les lieux que nous aurions manqué (et il y en a beaucoup !) en 2011. Alors que LiLi, à l’époque, se préoccupait plus de garder l’équilibre sur le scooter avec JMi à l’arrière. Tandis que ce dernier hurlait à la mort à chaque virage et perte d’équilibre.
Nous repérons un petit marché. Et une fois sa visite achevé un restaurant non loin de notre hôtel.



Au détour d’un petit encas de l’équipe, nous remarquons qu’ils mangent une petite préparation maison. Intrigué nous entamons la discussion et goûtons avec eux. C’est une feuille de bananier dans laquelle se mélangent agrumes, soja, gelée. Très rafraîchissant bizarrement.
Nous reprenons la route pour un « must see » selon le Lonely Planet : Wat Phratat Doi Suthep. Situé à l’écart de la ville.
Notre Scoopy est mis à rude épreuve durant toute la montée de 15 km. Et croyez nous, 15 km, à deux, en montée, avec un Scoopy, manette des gazs à fond. C’est très long.
Finalement, nous arrivons à notre destination.

Une petite envie d’aller aux toilettes nous rattrape. Hélas il n’y a que des toilettes turques dans cette zone. Tant bien que mal LiLi s’en sort tandis que JMi déniche des techniques d’acrobates pour se dém…. de ce genre de situation. Ce qui fera bien rire LiLi. Et oui, les voyages vous font partager bien des choses inattendues 🙂
Nous entâmons les marches de l’escalier en direction du temple.
Malheureusement, le lieu est magnifique mais n’a plus aucun charme et aspect mystique. Tant de touristes aussi bien occidentaux qu’asiatiques déferlent sur le lieu. Au point d’avoir une certaine compassion pour les pèlerins qui tentent de se concentrer sur leurs psaumes. C’est dommage, et beaucoup de choses sont ainsi depuis le début de notre voyage … Gâchées par une très mauvaise gestion des flux touristiques.
Durant le retour vers notre Scoopy, nous nous restaurons de quelques mini pancakes de coco et smoothies à la mangue. Oui on ne fait que dormir, marcher, bouffer, larver. Si vous n’aviez pas compris que nous étions en vacances 😉





Un petit plein d’essence, et retour au centre ville.

Massage, dîner à « Bon ça va ». C’est le nom du restaurant. Personnel très sympathique, Pad Thaï et Poulet aux noix de cajoux excellents. Et LiLi ne vous parle même pas du Mango Sticky Rice (Riz gluant à la mangue et au lait de coco).
Le soir nous faisons un tour par le night Bazaar. Hélas criblé de moucherons et moustiques. Qui ne nous font pas tarder à rentrer à l’hôtel. Au détour, nous apercevons notre tableau que nous avions acheté en 2011 avec des versions cette fois-ci plus colorées encore et avec un fond en or. Pas mal !
Demain, nous partirons pour Chiang Rai. A environ 3 heures de bus de Chaing Mai.





























































































