Mercredi 08 octobre
Après un rapide petit-dej, nous prenons un taxi direction la gare routière de Melaka pour prendre notre bus de 9h.
A notre connaissance, il n’est pas possible de rallier Melaka aux Cameron Highlands directement. Il nous a fallu faire une halte dans la ville de Ipoh, situé au Nord de Kuala Lumpur. De là reprendre un ticket à un comptoir de bus et reprendre la route. Cette dernière est assez, pas éprouvante tout de même, mais ça reste une route de montagne. Avec ces jalonnements et ses virages en épingles tous les 500m. En fin d’après-midi, nous émergeons pour observer l’exploitation qui est faite des flancs de montagnes : Les serres de culture de fraise pullulent. Et nous commençons à voir se dessiner de gros blocs bétonneux d’une quinzaine d’étages. La ville ne doit plus être très loin. Nous voici à Tanah Rata. Il s’agit de la ville étape des Cameron Highlands, située à quelques kilomètres des sites touristiques majeurs.
Voici une chose qu’on ne comprendra jamais, à propos de la Malaisie : L’organisation des agences de voyage. Comment ce type, sorti d’un comptoir au milieu de cette gare routière déserte, à 20:00, en plein Tanah Rata fait-il pour nous proposer ?
– Des tours organisés en mini-van de pas plus de 4 personnes, quand on le souhaite. Avec prise en charge dès notre hôtel.
– Un trajet pour l’embarcadère vers les Perhentian Islands, incluant : Le trajet en mini-van, le billet aller/retour pour les îles en speed boat.
Un peu sonnés, collant, puant, mais toujours proches de nos sous, nous entamons les conversions en euros.
On s’en tirera pour environ 60€ pour deux incluant :
Le tour du lendemain des plantations de thé, de fraises, la visite d’une exploitation de thé, la forêt de mousse, un panorama en altitude, en mini van (environ 5h) + le trajet complet 48h plus tard pour notre prochaine étape incluant les transports (bus et bateau) vers les îles Perhentian (plus de 300 km).
Nous ne reverrons plus jamais notre brave homme. Car ça aussi, c’est assez particulier : Lorsque l’on achète une prestation à quelqu’un, vous êtes quasi sûr de ne plus jamais entendre parler de ce dernier. Et pourtant, tout se passera très bien même si vous vous sentirez un peu bringbalé entre x intermédiaires successifs 🙂
Après nous être allégés de cette somme, nous rejoignons notre fastueux hébergement : Le twin Pines Hotel. Un genre de chambre en rez de chaussée « avec douche et toilettes » s’il vous plaît. Aux murs épais comme des feuilles Canson (Vous vous souvenez ? Celles que vous deviez acheter pour vos cours de dessin au primaire). Moustiquaire de rigueur, pas de climatisation (on est dans les montagnes tout de même !). Et là on remercie à nouveau notre vendeur du Vieux Campeur à Paris pour son astuce du produit à imprégner « juste avant » notre départ. Sans quoi la moustiquaire n’aurait eu quasiment aucun effet.
Il fait faim ! Nous sortons sur l’avenue principale (la route des montagnes qui traverse la ville en réalité) pour s’enquérir d’une bonne pitance. Bingo ! Un petit restaurant nous fait saliver : Rosette. Ils proposent des plats en tout genre : Européen, Asiatique … Pour pas cher. Et le personnel nous sourit. Des rouleaux (ou nems si vous préférez, eux les appellent des spring rolls) en entrée, un riz ananas pour LiLi et un poulet aux noix de cajous pour JMi.
Ce fut bien bon. Un petit rot et au lit 🙂
Jeudi 09 octobre
Le lendemain matin, la nuit a été reposante malgré ce que l’on aurait pu penser du lieu. Petit déjeuner aux pancakes miel … Pas de bananes disponibles, hélas. Et notre chauffeur de mini-van arrive pour 09:00. Un gros indien, pas très loquace mais avec un meilleur anglais que le notre :-S.
Nous passons prendre deux filles en tour du monde, elles aussi, une irlandaise et une anglaise. Pas beaucoup d’atomes crochus entre nous, l’ambiance dans le mini van restera calme.
Nous démarrons par les plantations de thé. On avait lu que les points de vue sur ces dernières donneraient mille et une nuances de vert. Hé !! Pas à moi qui compte les couleurs en codes hexadécimales sur Photoshop. Et bien, JMI il va se taire et regarder le spectacle : L’air frais matinal, le soleil qui ne perce pas les nuages, le panorama, le silence … C’est très beau. Les photos ne le retranscrivent pas assez. Ni le vertige que cela peut occasionner. JMi surveille la cascadeuse de service LiLi qui n’en loupe pas une pour se viander et lui faire de belles frayeurs.
En aparté, si on est motivé, on vous fera un petit article sur un évènement qui a bien failli nous valoir un rapatriement sanitaire à Bali. On en rit maintenant mais on a bien failli revenir plus tôt que prévu…
Hop hop hop ! On ne traîne pas, nous avons un programme. Et notre chauffeur est là pour tenir le timing. On enchaîne par un point de vue du haut d’une tour au plus haut de la montagne. Vertige pour JMi, malgré le brouillard qui obstrue l’horizon. On repassera pour ce spot qui nous a été vendu 😦
Suit la Mossy Forest. Qu’on pense traduire par forêt de mousse. C’est en fait un parcours sur une passerelle aménagée en bois à travers des arbres où la mousse, et quelques taons, se répendent. Il y a quelques obstacles, mais rien d’infranchissable pourvu que vous n’ayez pas de torticolis ou lumbagos … Et ne mesuriez pas plus de 2m. LiLi s’amuse même à quelques acrobaties !

S’en suit la fabrique de thé BOH. La marque nationale apparemment. Nous avons droit à la chaîne de fabrication du thé. Avec de belles fragrances lors de notre passage au plus près des presses. Nous arrivons à la terrasse du restaurant BOH pour y déguster un petit thé en admirant le panorama sur la plantation. Pour la petite histoire, le thé restera quelques heures sur l’estomac de JMi, voire entamera une migration inverse à certains moments de la journée. Son truc, c’est plus le café ou le Coca finalement. Mais pas le thé BOH.

On enchaîne avec des ruches d’abeilles … Aux décors kitchissimes. « Allez y, passez voir les abeilles » nous lancera notre chauffeur. Pour rappel, une abeille pique tout inconnu qui agresse la ruche. Alors, on aime bien le miel, on aime bien les abeilles, mais on ne pense pas encore figurer dans leur petits papiers pour se permettre d’aller en débardeur taquiner la ruche. Nous sommes venu, nous avons vu, et allons « restu » à distance.
Nous nous dirigeons plus tard vers une serre de culture de fraises. Petite dégustation. Et là le classique et attendu : « Quand je serai enceinte, tu iras me chercher des fraises … des Cameron Highlands ! » Surgit de la bouche de LiLi. Ha la la … Votre serviteur narrateur n’a pas su mieux répondre qu’un : « Ha … ok ».
Dernière étape : Un marché. LiLi se précipite sur le maïs grillé. Un petit tour, quelques emplettes et le tour s’achève. Il est 13:00. Timing respecté. Notre chauffeur semble satisfait.
On sait, vous allez nous traiter à nouveau de larves. Mais il fait tellement chaud à cette heure-ci. Nous retournons chez Rosette, puis ensuite profiter de la climatisation au Starbucks Coffee à côté. Sieste, sieste, sieste. Le soir, nous irons dans un restaurant recommandé par notre guide Lonely Planet. Ambiance pseudo Hollando Portugaise, et bonne cuisine. Nous dormons à nouveau bien malgré le lieu. C’est vrai quoi !? On vous a habitué à un autre standing 😀
Demain sera une journée de transport. Autant dire qu’on va se briser le dos et le coup à ne plus trouver de position assise correcte pendant toutes ces heures de trajet (allongé, en tailleur, les pieds en l’air, la tête dans le fauteuil d’en face, les pieds dans le couloir …).








































